pouvoir politique en afrique

Posté le : 10-01-2021 | Par : | Dans : Non classé

1998 ; La Vie des normes et l’Esprit des principes (1995), Diversité humaine, Multiculturalisme, démocratie et citoyenneté (Éd.) Cette dernière est alors soumise à un mécanisme de sélectif des valeurs sociales et culturelles. La querelle entre les différentes positions sur la philosophie en Afrique n’y change absolument rien. Ce souci d’adaptation de la démocratie aux réalités africaines donne lieu à deux investissements dont le premier ressemble fort à un certain rejet. Comme l’écrit un commentateur de la Charte : « les auteurs de la Charte ont voulu éviter l’individualisme forcené, l’irresponsabilité et l’égoïsme qui menacent les sociétés africaines contemporaines. ., p. 64-65. 38Le choix de la liberté et de l’égalité est un choix politique. Wiredu parle de la culture Akan dont la sagesse peut informer la démocratie. C’est davantage façonner son histoire que la subir et en même temps déterminer le cadre dans lequel l’état postcolonial est né. Ne reste que les droits égaux et les libertés égales pour légitimer l’État africain postcolonial. Le lecteur pourra bien se demander ce que cette ébauche de théorie a d’africain. Ils préféreront vivre sans domination plutôt que de vivre sous le joug d’un État colonial et postcolonial illégitime. 9Sans l’ombre d’un doute, les Africains auraient tous choisi, en premier lieu, la liberté et l’égalité, garanties par un pouvoir central sous leur propre contrôle en tant qu’individus et en tant que communautés. 53La fonction de la Charte des droits de l’homme apparaît plus clairement dans toute son originalité, sa singularité : protéger les cultures africaines de la contamination par des valeurs de la culture occidentale, les orienter vers leur devenir. Dans quelle mesure la gérontocratie serait-elle compatible avec une démocratie moderne ? Nous renvoyons ici à l’excellent article de Pieter Boele van Hensbroek, « Le « tournant démocratique » dans la philosophie africaine contemporaine », in. Amoako Boafo a d’ailleurs vendu un portrait de 2m de haut «Baba Diop» à 1 million 100 dollars, lors d’une vente aux enchères chez Christie’s. Newsletter Recevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail Je m'abonne Certes, leur adoption peut donner lieu au déclenchement d’une dynamique conduisant à des revendications, parfois imprévisibles, comme celles des homosexuelles dans certains pays africains qui, au nom justement de la culture africaine, répriment l’homosexualité. Puisque la philosophie dite afri­caine se constitue d’éléments ethnographiques, il aurait été plus évident de chercher des équivalents dans la culture occidentale ou dans l’histoire de cette dernière. 15 On lira, pour s’en convaincre, Oliver Le Cour Grandmaison, Coloniser, exterminer. 42Le choix des droits égaux et des libertés égales ne prétend pas constituer la solution des problèmes de l’État postcolonial dans le contexte africain. 41Le refus de toute domination implique non seulement le refus de la domination coloniale et postcoloniale, mais aussi celui d’arguments anthropologiques anticoloniaux qui se veulent des réponses aux préjugés coloniaux qui enferment ladite pensée africaine dans un immobilisme total et constituent, pour l’essentiel, l’univers mental et intellectuel de la compréhension de soi en postcolonie. ), Post-Colonial Studies. Copier William Lapierre Jean, « 6 - Le plurilinguisme et la politique en Afrique », dans : , Le Pouvoir politique et les langues. Donc, ce n’est pas l’absence de cette approche descriptive que nous regrettons, mais celle de la légitimation qui est une question de philosophie politique. Les masques du pouvoir politique en Afrique : En Afrique, la vie sociale ne lie-t-elle pas de façon intrinsèque mystère et pouvoir, relations affectives et rapports d'autorité ? On a plutôt l’impression du contraire du moins dans le cas de certains pays. La Charte de la morale africaine, la morale laïque africaine, c’est l’Organisation de l’unité africaine qui s’en charge. Il remettrait en question l’unité de la pensée africaine déclarée par la pensée africaine elle-même et serait châtié de sa témérité. Comment organiser la cité pour sauvegarder le bien commun ? 17 Robert Nozick, Anarchie, État, Utopie, PUF, (trad. 3Ce qui est loué ici, c’est, d’une certaine manière, une perspective interdisciplinaire. Seulement, il y est parvenu en se référant à des textes de grands auteurs, parfois même à de grandes figures républicaines françaises, défenseures de la liberté et de l’égalité, mais uniquement quand il s’agit de L’Europe et des Européens. , London, W. B. Whittingham & Co., 1887 ; 1888 ; University of Edinburgh Press, 1967 ; reprint of 1888 edition, Baltimore, Maryland: Black Classic Press, 1994 ; , London, C. M. Phillips, 1908 ; reprint Baltimore, Maryland: Black Classic Press, 1994 ; West Africa Before Europe: and Other Addresses. 22 On trouvera une position similaire chez Paulin Hountondji, pionnier de la critique de l’ethno philosophie. Si l’on aborde le politique en Afrique sur le court terme, il semble exister une sorte « d’exceptionnalisme africain ». For terms and use, please refer to our Terms and Conditions Essai sur l’imaginaire politique dans l’Afrique contemporaine, Karthala, Paris, 2000, p. xii. 23Mais alors, comment se présente ce discours intellectuel africain pour que lui soit attribué cette grande part de responsabilité dans l’absence de réflexion sur la transition de la colonisation à la postcolonie, d’une part, et dans la consolidation de la situation postcoloniale, de l’autre ? Notre perspective se veut, elle, résolument normative 5. JSTOR®, the JSTOR logo, JPASS®, Artstor®, Reveal Digital™ and ITHAKA® are registered trademarks of ITHAKA. 34La postcolonie est l’aboutissement d’une histoire de l’échec des Africains à être maîtres de leur destin. Frédéric Joël Aïvo, « Les constitutionnalistes et le pouvoir politique en Afrique », Revue française de droit constitutionnel 2015/4 (N° 104), p. 771-800. La culture politique changera, mais l’essentiel de l’univers symbolique ne sera pas radicalement changé pour avoir adopté les principes de liberté et d’égalité au nom desquels, apparemment, le continent a exigé son autonomie politique. Quant à la dernière position, la plus intéressante, elle accepte la nécessité d’une société démocratique, voire la possibilité de la démocratisation ; seulement, elle la soupçonne d’inadaptation aux réalités politiques africaines. », Le Portique [Online], 39-40 | 2017, document 1, Online since 20 January 2019, connection on 10 January 2021. 17Laissons de côté l’esclavage et la responsabilité refoulée des Africains dans cette tragédie et concentrons-nous sur la colonisation. Quant au colonialisme qui ignore l’existence, en Afrique, de structures démocratiques précoloniales, seule une anthropologie politique sérieuse, attachée à l’étude des grands ensembles politiques sociaux d’Afrique pourrait le confirmer. Coloniser, exterminer. , tome LXVII, 2011, p. 650-663 qui présente le débat africain sur la démocratie de façon très synthétique. 16Mais alors, si la question de la légitimité de l’État postcolonial s’impose, en quel termes la formuler et pourquoi est-ce que ce serait les principes de liberté et d’égalité que les Africains choisiraient comme base de leurs institutions publiques ? Or, selon une division classique élémentaire, la philosophie se compose de deux champs différents : la philosophie théorique, d’une part, et la philosophie pratique, de l’autre. Puisqu’il n’y avait pas l’anarchie mais des ordres politiques avec leur grandeur et leur misère, L’État postcolonial demeure une institution importée 18. La dénomination « Charte … des peuples » énonce déjà cette volonté de se singulariser 23. The reference and significance of the references to the hightest level of human community suggest the understanding and conviction that all human beings, irrespective of their local communities, are also members of a single large human community » 30. Pour l’instant, nous ne voudrions pas directement discuter cette question qui nous mènerait trop loin. 14 Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, suivi du Discours sur la négritude, Présence africaine, 1955, éd. Il serait d’ail­leurs incompréhensible de choisir autre chose que la liberté. 35Il apparaît donc clairement que le discours ethno-racial, identitaire et ethno philosophique ne peut plus légitimement servir de base à l’identité africaine ni à une quelconque légitimité du pouvoir politique. 31C’est un truisme que de dire qu’un être humain a, en général, une diversité d’intérêts 19 et que sur le continent africain, les besoins quotidiens des femmes, des hommes et des enfants dans certains domaines sont très innombrables, inimaginables. Enfin, on voit mal comment une réflexion sur le postcolonial pourrait faire l’économie d’une telle perspective. Toutefois, s’il est permis de dire qu’une telle approche ne nous est plus disponible, on peut au moins en ébaucher la fondation, la question fondamentale, sous la forme d’une esquisse d’une théorie de la légitimité du pouvoir postcolonial. Notre contribution voudrait s’attaquer de front à ces manquements. 21 Voir pour cela, Souleymane Bachir Diagne, « Philosophie africaine et Charte africaine des droits de l’homme », in Critique, tome LXVII, Op. En pensée politique. Dans les régimes néopatrimoniaux africains, l’activité politique est, peut-être plus qu’ailleurs, accaparée par le souci de demeurer au pouvoir en raison de l’ampleur du déficit de légitimité. Dans un second temps, nous montrerons en quoi la philosophie politique, dans le contexte africain, doit éviter de s’encombrer de toute anthropologie essentialiste sous couvert d’africanité. C’est encore au nom de la liberté que des femmes et des hommes ont défendu leurs cultures, lieux du sens de l’existence et de l’accès au monde humain. Rien que le passage du pouvoir colonial au postcolonial aurait pu constituer un dossier important des écrits sur la décolonisation et enrichir la mémoire collective. L’histoire et l’univers symbolique de chaque pays étant différents au sein de l’Afrique elle-même, il n’y a pas de raison que les démocraties africaines ne se distinguent des démocraties occidentales, à condition que les principes démocratiques et constitutionnalistes aient la préséance. Elle affirme une différence qu’elle ne prouve pas. “Nations Unies. Bien avant toutes les meilleures promesses de développement économique et culturel et de mieux-être, ils préféreraient les deux principes de liberté et d’égalité. Peut-être ne l’ont-ils pas assez bien posé. Pire encore, elle devient un discours de revendication d’identité énoncée et immédiatement opposée à la « culture dite occidentale ». La poser signifie dépasser la simple description répétée de ses dysfonctionnements, de la déstabilisation des sociétés africaines et des sources de violences que l’État constitue, pour énoncer les conditions indispensables à son réaménagement en vue de son maintien comme régime politique. C’est pourquoi la philosophie politique, dans le contexte africain, doit poser cette question fondamentale, à savoir si doit être maintenu l’État dont la structure de base, et non les processus de consolidation, demeure un héritage colonial. 5Les deux dimensions de l’action humaine, individuelle et institutionnelle, peuvent faire l’objet de deux types d’approches différents : une approche descriptive, d’un côté, et une approche normative, de l’autre. 52La Charte se transforme ainsi en instrument de lutte pour la promotion des valeurs africaines positives. Et pourtant, même si l'on en rêve parfois, on ne conçoit pas de société humaine sans pouvoir. Il s’agit de sauvegarder les valeurs et vertus de solidarité que d’autres peuples ont perdues » 24. 43On peut diviser en trois grandes les positions le débat sur la démocratie en Afrique : a) celle qui pense que la démocratie est contraire aux cultures africaines, b) celle qui argumente qu’il y a une démocratie africaine que l’ordre colonial n’a pas pris en compte et c) une troisième position qui accepte l’ordre démocratique, mais trouve qu’elle doit s’inspirer des traditions africaines. Comment justifier la priorité qu’ils accorderaient à la liberté et à l’égalité ? 45Affirmer que les sociétés africaines étaient, de fait, démocratiques et que le régime colonial n’en a pas tenu compte constitue à nos yeux une thèse difficile à accepter. La communauté peut étouffer les individus et brimer leurs droits inaliénables. 36Une fois rejeté le discours qui a conduit à la défaite de l’Afrique contemporaine, ne reste que la liberté et l’égalité, les droits égaux et les libertés égales qui, à première vue, pourraient ressembler à un argument en faveur d’une théorie politique libérale. Les Ashanti et les habitants d’Abomey en Afrique de l’Ouest ainsi que des commerçants, descendants d’Européens ou non sur toute la côte Ouest africaine témoignent déjà de cette appropriation. Légitimer l’État signifie que, en se référant à leur histoire, les Africains ne reconnaîtront que les dirigeants qu’ils auront choisis librement d’après des règles qu’ils se seront données eux-mêmes et acceptées par tous ; des dirigeants capables d’assurer la gestion des affaires politiques conformément aux droits de la personne et du citoyen. Nous en dégagerons les conséquences en faveur du choix des principes de justice politique et surtout des conséquences pour la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. À l’exception de la démocratie grecque, réservée seulement à quelques-uns, aux citoyens, la démocratie fondée sur la liberté et l’égalité de tout être humain, est une invention moderne et coïncide de façon emblématique, avec la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Dire que l’État moderne est importé en Afrique n’interdit pas de prendre en considération la complexité du processus ayant conduit à la consolidation des structures qui lui ont donné naissance et surtout de souligner la part de responsabilité des différents acteurs indigènes, notamment des élites traditionnelles et non traditionnelles et d’autres acteurs non indigènes. Quant aux concepts du « Post-Colonialism » en général, voir le glossaire de Bill Ashcroft, Gath Griffiths and Helen Tiffin (Ed. Les publications en sciences politiques sont abondantes et contiennent des études sur le rôle de l’armée, la corruption, la nature de l’État africain. Liberia’s Offering: Being Addresses, Sermons, etc. En Côte d’Ivoire, pour les prochaines élections (législatives 2021), parti au pouvoir et opposition ivoirienne se donnent rendez-vous en mars 2021, comme convenu à l’issue du dialogue politique ouvert lundi 21 décembre 2020. Les participants ont notamment souligné la nécessité des échanges scientifiques entre les intellectuels africains sur le fonctionnement de l’État en Afrique Noire. [...] Force est de souligner que non seulement les formules étatiques, mais aussi la rationalité coloniale [...] firent l’objet d’une réappropriation par les Africains », op.

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